Acheter à Capbreton, sur le littoral landais, suppose un budget élevé : 6 462 € le mètre carré en médiane, sur 1 581 ventes DVF en cinq ans, avec une moyenne très proche. Le volume de ventes a progressé de 31 % sur la dernière année. Ce guide donne les chiffres mesurés, le budget complet d’un achat, les obligations propres à une commune littorale et ce que ce regain d’activité change pour vous.
Le marché en chiffres
Les données DVF (Demandes de valeurs foncières), publiées par le ministère de l’Économie, recensent 1 581 ventes à Capbreton sur cinq ans. Le prix médian atteint 6 462 € le mètre carré et la moyenne 6 645 €, soit un écart de 2,8 % seulement : le marché est cher mais cohérent, sans poignée de ventes exceptionnelles qui fausserait le repère. Sur les douze mois précédant la dernière vente recensée, fin décembre 2025, 352 ventes ont été enregistrées, contre 268 l’année d’avant, soit une hausse de 31 %.
Côté location, la carte des loyers du ministère de la Transition écologique donne un indicateur de loyer d’annonce de 16,9 € par mètre carré charges comprises pour un appartement non meublé (intervalle de 13,3 à 21,5 €), soit environ 845 € par mois pour 50 m², et de 14,9 € pour une maison (de 10,8 à 20,6 €), estimés à l’échelle de la commune — Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin. Ce sont des loyers d’annonce de biens non meublés, loués à l’année, pas des tarifs de location saisonnière.
Le budget complet d’un achat
Au prix médian, un appartement de 50 m² représente environ 323 000 € et un logement de 70 m² environ 452 000 €, hors frais d’acquisition. S’y ajoutent les frais dits de notaire, calculables avec le simulateur des Notaires de France, les frais de garantie du prêt et l’assurance emprunteur. En copropriété, lisez les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale : l’entretien des résidences exposées à l’air marin peut peser sur les charges. La Banque de France publie chaque mois les taux moyens des crédits immobiliers.
Les démarches et obligations
Le dossier de diagnostic technique comprend notamment le diagnostic de performance énergétique, l’état des risques et pollutions, le plomb pour un logement construit avant 1949, l’amiante pour un permis antérieur au 1er juillet 1997, l’électricité et le gaz de plus de quinze ans et, en copropriété, la superficie loi Carrez. Sur le littoral, le recul du trait de côte se vérifie parcelle par parcelle : pour un bien proche de l’océan, demandez en mairie si des règles d’urbanisme liées à l’érosion s’appliquent, et consultez Géorisques, service du ministère de la Transition écologique, avant toute offre.
Pour un bailleur, un logement classé G ne peut plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, et les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. Le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Capbreton sur Service-Public.fr. L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs.
L’évolution récente
La hausse de 31 % du nombre de ventes — 352 contre 268 — traduit un marché plus actif, avec davantage de références récentes pour estimer un bien. Elle mesure un volume, pas un prix : pour juger une annonce, comparez-la à la médiane de 6 462 € le mètre carré, puis aux ventes voisines sur la carte des ventes, en tenant compte de la distance à l’océan, de l’état et de la classe énergétique.