Seize arrondissements, seize niveaux de loyer
Chaque arrondissement dispose de sa propre estimation, fondée sur 1 228 annonces dans le 16e et jusqu’à 17 245 dans le 5e (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). Du moins cher au plus cher : 14,3 €/m² dans le 14e et le 15e, 14,7 dans le 1er, 14,9 dans le 3e, 15,5 dans le 4e, 16,0 dans le 10e, 16,1 dans le 16e, 16,2 dans le 5e, 16,5 dans le 13e, 16,6 dans le 2e, 16,8 dans le 6e et le 11e, 17,2 dans le 12e, 17,4 dans le 9e, 18,1 dans le 8e et 18,4 dans le 7e. Ces valeurs restent indicatives : l’intervalle de prédiction à 95 % va de 11,5 à 17,7 €/m² dans le 14e et de 13,5 à 25,1 €/m² dans le 7e.
Petits et grands appartements ne se louent pas au même prix
Le loyer au mètre carré baisse quand le nombre de pièces augmente. Pour un appartement d’une ou deux pièces, l’indicateur va de 16,2 €/m² dans le 15e à 20,6 €/m² dans le 7e ; pour trois pièces ou plus, de 12,4 €/m² dans le 14e à 17,7 €/m² dans le 7e (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). Un 40 m² non meublé se loue ainsi autour de 650 € dans le 15e et 830 € dans le 7e ; un 65 m² de trois pièces autour de 800 € dans le 14e et 1 150 € dans le 7e, charges comprises.
Ce qui encadre le loyer à Marseille
Marseille est en zone tendue. Pour un bail signé entre le 1er août 2026 et le 31 juillet 2027, le loyer d’un nouveau locataire ne peut pas dépasser celui du précédent, sauf révision selon l’indice de référence des loyers, travaux d’amélioration ou loyer manifestement sous-évalué (décret n° 2026-644 du 20 juillet 2026). La règle ne vise ni une première location ni un logement resté inoccupé plus de dix-huit mois. En revanche, Marseille ne figure pas parmi les territoires où s’applique l’encadrement du niveau des loyers, avec des loyers de référence fixés par arrêté préfectoral (liste de l’ANIL à jour au 23 juillet 2026). Le locataire d’un logement vide bénéficie d’un préavis réduit à un mois.
Le DPE conditionne la mise en location
Un logement classé G n’est plus décent depuis le 1er janvier 2025 et ne peut plus faire l’objet d’un nouveau bail ; la classe F suivra le 1er janvier 2028, la classe E le 1er janvier 2034. Depuis le 24 août 2022, le loyer d’un logement classé F ou G ne peut plus augmenter, ni à la révision ni à la relocation. Dans un immeuble en copropriété, l’isolation des façades ou de la toiture relève de l’assemblée générale : le bailleur d’un appartement classé F a intérêt à vérifier dès maintenant ce que prévoit le plan pluriannuel de travaux.







