Des estimations par groupes d'arrondissements
Les maisons à louer sont trop rares à Paris pour une estimation arrondissement par arrondissement. L'ANIL a donc calculé l'indicateur sur des regroupements plus larges, qui donnent quatre valeurs, charges comprises, pour une maison de référence de 92 m² non meublée (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin) :
- 18,5 €/m² : 2e, 3e, 4e et 12e ;
- 22,6 €/m² : 13e et 14e ;
- 24,8 €/m² : 10e, 11e, 18e, 19e et 20e ;
- 26,4 €/m² : 1er, 5e à 9e, 15e, 16e et 17e.
Ces chiffres se lisent avec prudence. Dix arrondissements comptent moins de 30 annonces de maisons en propre, et les intervalles de prédiction à 95 % sont très larges : de 11,0 à 31,1 €/m² pour le premier groupe, de 12,6 à 55,4 €/m² pour le dernier. Le classement du 4e parmi les valeurs basses reflète le regroupement, pas un constat sur ses seules maisons.
Maison ou appartement : ce que disent les chiffres
Au mètre carré, selon les Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin (loyers d'annonce non meublés, charges comprises), la maison de référence ressort moins chère que l'appartement du même arrondissement : dans le 20e, 24,8 €/m² contre 28,6 €/m², soit 13 % de moins ; dans le 12e, 18,5 €/m² contre 30,3 €/m², soit 39 % de moins. Mais la maison de référence mesure 92 m², l'appartement 52 m² : en loyer mensuel, la maison du 20e revient à environ 2 280 €, l'appartement à environ 1 490 €.
Les règles propres à la location d'une maison
À Paris, une maison louée comme résidence principale, vide ou meublée, relève de l'encadrement des loyers comme un appartement : depuis le 1er juillet 2019, son loyer de base hors charges ne peut dépasser le loyer de référence majoré que fixe l'arrêté préfectoral, dont la version en vigueur s'applique depuis le 1er juillet 2026. L'arrêté distingue les références par quartier, époque de construction, nombre de pièces et type de location. Ce régime expérimental court jusqu'à fin novembre 2026, à moins que le Parlement ne le prolonge.
Le locataire assure l'entretien courant des parties extérieures dont il a l'usage exclusif : tonte, allées, taille et élagage des arbres et arbustes du jardin privatif, selon la liste des réparations locatives du décret n° 87-712. Il doit aussi assurer le logement contre les risques locatifs. Côté bailleur, une maison classée G au DPE ne peut plus être proposée à la location depuis le 1er janvier 2025, pour tout bail signé, renouvelé ou reconduit, et le loyer d'une maison classée F ou G est gelé depuis août 2022.
Les ADIL, coordonnées par l'ANIL (anil.org), conseillent gratuitement locataires et propriétaires sur le bail d'une maison.

