Un marché étroit, un intervalle très large
Les maisons comptent environ 34 fois moins d'observations que les appartements (48 789) : à Rennes, l'essentiel de l'offre locative est en immeuble. L'intervalle de prédiction à 95 % de l'indicateur (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin) va de 10,0 à 23,3 €/m², le plus large des indicateurs rennais. Pour une maison non meublée de 100 m², cela représente d'environ 1 000 à 2 330 € par mois, charges comprises. Le chiffre central est donc un repère, pas le loyer attendu d'une maison donnée : jardin, garage, état et situation font beaucoup varier le montant.
Une maison se loue à peine plus cher qu'un appartement
Au mètre carré, la maison de référence se loue environ 3 % plus cher que l'ensemble des appartements (14,9 €/m²) et environ 10 % plus cher que les appartements de 3 pièces et plus (13,9 €/m²), toujours pour des logements non meublés, charges comprises (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). À la vente, l'écart est bien plus marqué : les maisons se sont vendues environ 34 % plus cher au mètre carré que les appartements entre juillet 2020 et décembre 2024 (DVF, ministère de l'Économie). Pour 90 m² non meublés, l'indicateur donne environ 1 370 € par mois charges comprises ; pour 110 m², environ 1 680 €.
Qui entretient quoi dans une maison louée
Le décret n° 87-712 du 26 août 1987 met à la charge du locataire l'entretien courant du jardin privatif (tonte, taille des haies et des arbustes), le ramonage des conduits et la vidange d'une fosse septique le cas échéant. L'entretien annuel d'une chaudière relève aussi du locataire. Les grosses réparations, le remplacement d'équipements vétustes et la mise en conformité restent au bailleur. Le locataire doit être assuré contre les risques locatifs.
Étiquette énergétique et bail
Une maison classée G au DPE ne peut plus être proposée en location, renouvelée ou reconduite depuis le 1er janvier 2025 ; les maisons classées F suivront au 1er janvier 2028. Le loyer d'une maison F ou G ne peut plus être augmenté depuis le 24 août 2022. Ces échéances pourraient évoluer avec le projet de loi logement en cours d'examen au Parlement ; tant qu'il n'est pas promulgué, elles s'appliquent. L'ADIL d'Ille-et-Vilaine conseille gratuitement bailleurs et locataires sur ces obligations.

