Des prix en léger recul, des ventes en forte baisse
Année par année, la médiane des appartements grenoblois s'établit à 2 668 €/m² en 2021, 2 696 €/m² en 2022 et 2 692 €/m² en 2023, avant de reculer à 2 539 €/m² en 2024, soit 5,7 % de moins qu'en 2023. Le nombre de ventes a bien davantage bougé : 3 832 en 2022, 2 354 en 2024, soit 39 % de moins. C'est pourquoi les 5 000 ventes les plus récentes couvrent presque deux années entières, de janvier 2023 à décembre 2024.
Les appartements restent le cœur du marché : environ 3 200 ventes par an entre juillet 2020 et décembre 2024, contre 75 maisons.
Une fourchette plus resserrée que pour les maisons
Sur les ventes de janvier 2023 à décembre 2024, un quart des appartements s'est vendu sous 2 066 €/m², un quart au-dessus de 3 281 €/m². L'écart entre les deux quartiles, 1 215 €/m², est plus étroit que celui des maisons (1 405 €/m²) ou des petites surfaces (1 372 €/m²) : le marché des appartements est plus homogène. La surface médiane vendue est de 60 m². À ce format, comptez environ 124 000 € au premier quartile, 157 000 € à la médiane et 197 000 € au troisième quartile, hors frais d'acquisition. Un 45 m² représente environ 118 000 € à la médiane.
Ce qui fait varier le prix à surface égale
Étage et ascenseur, exposition, état de l'immeuble et montant des charges expliquent l'essentiel des écarts. À Grenoble, de nombreux immeubles sont raccordés au réseau de chauffage urbain : le mode de chauffage pèse à la fois sur les charges et sur l'étiquette DPE, qu'il faut lire ensemble. Pour un achat destiné à la location, l'étiquette est décisive : un logement classé G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025.
Copropriété : les documents à exiger
Un appartement est un lot de copropriété. Sa surface loi Carrez figure dans la promesse, et une surface réelle inférieure de plus de 5 % à celle annoncée ouvre droit à une baisse de prix proportionnelle. Demandez les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le montant des charges courantes et celui du fonds de travaux. Depuis le 1er janvier 2025, toutes les copropriétés de plus de quinze ans sont tenues de faire établir un projet de plan pluriannuel de travaux, présenté en assemblée générale : il programme les travaux sur dix ans, que l'acheteur financera en partie.













