Un repère conçu pour une maison de 92 m²
L'indicateur décrit une maison de 92 m² non meublée, soit un loyer d'annonce d'environ 1 700 à 2 430 € par mois charges comprises selon le groupe d'arrondissements (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). Une villa dépasse souvent cette surface : à titre de comparaison, les maisons de 120 m² ou plus vendues à Paris entre juillet 2020 et décembre 2024 mesurent en médiane 178 m² (DVF). Rien ne permet d'appliquer tel quel le loyer au mètre carré d'une maison de 92 m² à une surface double. L'intervalle de prédiction à 95 % le rappelle : il va de 12,6 à 55,4 €/m² pour le groupe le plus cher, qui réunit le 1er, les 5e à 9e, le 15e, le 16e et le 17e.
Standing élevé, mêmes plafonds
Une villa louée vide ou meublée comme résidence principale entre dans l'encadrement des loyers, quel que soit son standing : ni la surface ni les prestations ne la font sortir du plafond. Le loyer de base hors charges ne peut dépasser le loyer de référence majoré de sa catégorie dans l'arrêté préfectoral de Paris, applicable depuis le 1er juillet 2026. Cette règle, appliquée depuis le 1er juillet 2019, reste expérimentale et s'éteint fin novembre 2026 faute de prolongation par le Parlement.
Pour aller au-delà du plafond, le bailleur ne dispose que du complément de loyer, justifié par des caractéristiques de localisation ou de confort exceptionnelles par rapport aux logements comparables du secteur. Il est exclu pour un logement classé F ou G au DPE. Le locataire peut le contester devant la commission départementale de conciliation dans les trois mois suivant la signature du bail.
Résidence secondaire : un autre régime
La loi du 6 juillet 1989 ne vise que la résidence principale. Une villa louée comme résidence secondaire relève du Code civil : durée, loyer et dépôt de garantie se négocient librement, et l'encadrement ne s'applique pas. Le bail doit alors indiquer clairement cet usage.
Jardin, piscine, voie privée : qui paie quoi
Jardin privatif et piscine : leur entretien courant revient au locataire qui en a l'usage exclusif, d'après la liste des réparations locatives du décret n° 87-712. Les gros travaux restent au propriétaire. Quand la villa donne sur une voie privée, les frais d'entretien de la voie répartis entre propriétaires ne sont récupérables sur le locataire que s'ils figurent dans la liste des charges récupérables. L'ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) répondent gratuitement aux questions sur un bail.
