Montpezat est un village des garrigues du Gard, à l’ouest de Nîmes, membre de la communauté de communes du Pays de Sommières. Les ventes réelles publiées par l’État y situent le prix médian à 2 456 € par mètre carré sur cinq ans, alors que le nombre de ventes a reculé sur la dernière année. Ce guide détaille les chiffres du marché, les secteurs du village, le budget complet d’une acquisition, les obligations du vendeur et du bailleur, et ce que ce ralentissement change pour négocier.
Le marché en chiffres
Les données DVF (Demandes de valeurs foncières), publiées par le ministère de l’Économie, recensent 74 ventes à Montpezat sur cinq ans, pour un prix médian de 2 456 € par mètre carré et une moyenne de 2 491 €. L’écart de 1,4 % entre les deux traduit un marché régulier : la majorité des ventes se situe près de la médiane, et peu de transactions atypiques viennent tirer la moyenne. Ces valeurs regroupent maisons et appartements et décrivent la commune dans son ensemble.
Avec 74 ventes en cinq ans pour 1 402 habitants, chaque vente pèse dans la statistique. Deux maisons de même surface peuvent se vendre à des prix éloignés selon leur terrain, leur piscine éventuelle, leur état et leur classe énergétique. La carte des ventes DVF permet de consulter les transactions les plus proches d’un bien.
Pour la location, la carte des loyers du ministère de la Transition écologique indique un loyer d’annonce de 12,4 € par mètre carré pour un appartement, dans un intervalle de prédiction de 10,1 à 15,4 €, et de 12,2 € pour une maison, entre 9,2 et 16,1 €. Ce sont des loyers charges comprises, pour des biens non meublés annoncés au troisième trimestre 2025 (estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). Ces valeurs sont estimées à une échelle plus large que la commune et correspondent à des loyers demandés, pas à des loyers signés. Particularité locale : l’indicateur des maisons est presque identique à celui des appartements.
Les quartiers ou secteurs
Montpezat se trouve dans les garrigues à l’ouest de Nîmes et au nord-est de Sommières, au sein de la communauté de communes du Pays de Sommières. Le paysage de garrigue et de collines encadre un village ancien, autour duquel se sont développées des maisons plus récentes.
Deux marchés coexistent. Au village, les maisons anciennes offrent du caractère mais demandent une attention particulière à l’isolation et à la performance énergétique. En périphérie, les maisons plus récentes, généralement avec jardin, forment l’autre part de l’offre, avec des surfaces et des prix différents. Le temps de trajet aux heures de pointe, l’accès aux écoles, aux commerces et aux services de santé des communes voisines se vérifient avant de s’engager, car la vie quotidienne dépend largement de la voiture dans ce secteur rural.
Le budget complet d’un achat
Au prix médian de 2 456 € par mètre carré, une maison de 80 m² représente environ 196 000 € et une maison de 100 m² environ 246 000 €, hors frais. Un grand terrain, une piscine ou une vue dégagée sur la garrigue peuvent faire monter le prix au-delà de ce repère.
Les frais d’acquisition, dits frais de notaire, sont composés principalement de droits de mutation reversés au département et à la commune ; le simulateur des Notaires de France les calcule selon le prix et le type de bien. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) indique la classe du logement : France Rénov, le service public de la rénovation de l’habitat, informe gratuitement sur les aides aux travaux. La Banque de France publie chaque mois les taux moyens des crédits immobiliers, utiles pour évaluer une offre.
Pour un projet locatif, l’indicateur de loyer donne un ordre de grandeur : à 12,2 € par mètre carré, une maison de 100 m² s’afficherait autour de 1 220 € par mois charges comprises ; à 12,4 €, un appartement de 50 m² autour de 620 €. Ces montants se confrontent aux annonces réellement en ligne. La taxe foncière, fixée selon les taux locaux, s’ajoute chaque année : son montant se demande au vendeur avant la signature.
Les démarches et obligations
Le vendeur remet un dossier de diagnostics techniques comprenant notamment le DPE et l’état des risques et pollutions, obligatoire. Ce dernier se consulte librement sur Géorisques, le service du ministère de la Transition écologique, à partir de l’adresse du bien : il recense les risques naturels et technologiques connus. Dans un environnement de garrigue, il est utile de demander aussi à la mairie si le terrain est concerné par des obligations de débroussaillement.
Pour un bailleur, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, en application de la loi Climat et Résilience, et les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. Les maisons anciennes du village sont les premières concernées.
Le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Montpezat sur Service-Public.fr. L’encadrement des loyers par arrêté préfectoral est un dispositif distinct, qui ne concerne que les territoires qui l’ont demandé.
L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs sur les contrats, les diagnostics et le financement.
L’évolution récente et ce qu’elle change
Sur les douze mois précédant la dernière vente enregistrée, le 8 décembre 2025, Montpezat a compté 11 ventes, contre 18 sur les douze mois antérieurs, soit une baisse de 39 %. Sur de si petits volumes, sept ventes de moins suffisent à produire ce recul : il signale un marché plus calme, sans permettre de conclure à une tendance durable.
Un marché moins actif laisse en général davantage de temps pour visiter et négocier, mais réduit aussi le nombre de ventes récentes servant de comparaison. Pour un vendeur, un prix aligné sur les ventes réelles plutôt que sur les annonces évite qu’un bien reste longtemps en vitrine. Pour un acheteur, les données DVF, publiées avec un décalage de plusieurs mois, se croisent avec les annonces du moment et l’état du bien pour fonder une offre argumentée.