Longjumeau a enregistré 19,7 % de ventes en moins entre 2023 et 2024, un recul net qui change les conditions de négociation. Ce guide replace ce chiffre dans son contexte : prix médian de 3 124 €/m² sur 1 454 ventes DVF, écart avec la moyenne, indicateurs de loyer publiés par l’État pour les appartements et les maisons, budget complet d’un achat et obligations du vendeur et du bailleur. Chaque chiffre est donné avec sa source, pour une commune de l’Essonne où pavillons et appartements forment deux marchés distincts.
Le marché en chiffres
Les données DVF (Demandes de valeurs foncières), publiées par le ministère de l’Économie à partir des actes enregistrés par l’administration fiscale, recensent 1 454 ventes à Longjumeau sur les cinq dernières années, jusqu’à la fin de 2024. Le prix médian ressort à 3 124 € par mètre carré et le prix moyen à 3 355 €.
L’écart entre les deux est de 7,4 %. Il reste modéré : la moyenne est tirée vers le haut par une partie des ventes plus chères, mais le marché ne présente pas de fracture entre un haut de gamme isolé et le reste. La médiane, qui coupe l’échantillon en deux moitiés égales, sert de repère pour un bien courant.
Appliquée à des surfaces courantes, la médiane donne ces ordres de grandeur, hors frais d’acquisition : environ 156 000 € pour 50 m², 219 000 € pour 70 m² et 281 000 € pour 90 m². Appartements et maisons ne se vendent cependant pas au même prix au mètre carré ; la carte des ventes permet de comparer avec les transactions du même type autour d’une adresse.
Côté location, la carte des loyers du ministère de la Transition écologique donne pour Longjumeau un indicateur de loyer d’annonce de 17,5 €/m² charges comprises pour un appartement non meublé, avec un intervalle de prédiction de 14,8 à 20,7 €/m², et de 15,6 €/m² pour une maison, entre 11,4 et 21,4 €/m² (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). Les deux valeurs sont calculées sur la commune elle-même, à partir des annonces du troisième trimestre 2025 ; celle des appartements repose sur plusieurs milliers d’annonces, celle des maisons sur une centaine, d’où un intervalle plus large. Il s’agit de loyers demandés, non de loyers signés.
Les quartiers et secteurs
Longjumeau s’organise autour de la vallée de l’Yvette. Le centre ancien, proche de la rivière, réunit commerces, immeubles anciens et maisons de ville. La route nationale 20, qui traverse la commune, structure une partie de l’urbanisation et du commerce ; la proximité de cet axe se regarde de près à l’achat, pour le bruit comme pour l’accès.
Autour du centre, la commune compte des ensembles d’immeubles collectifs et de vastes secteurs pavillonnaires, où se négocie l’essentiel des maisons. Ces deux parcs ne se vendent pas au même prix : dans les données DVF de la commune, le mètre carré des maisons ressort en médiane nettement au-dessus de celui des appartements, plus nombreux parmi les ventes. Un bien se compare donc à des ventes du même type, et non à la médiane communale tous types confondus.
La desserte compte aussi. Le tram-train T12 relie Longjumeau à Massy, où se trouvent les correspondances vers le RER B, le RER C et les TGV, et à Évry-Courcouronnes. La distance à pied jusqu’à l’arrêt, ou l’accès aux lignes de bus, fait partie des critères qui différencient deux biens de même surface.
Le budget complet d’un achat
Pour une maison de 90 m², la médiane communale donne environ 281 000 € ; comme les maisons se vendent plus cher au mètre carré que les appartements à Longjumeau, ce montant tend à sous-estimer le prix d’une maison courante. S’y ajoutent les frais d’acquisition, droits de mutation perçus par l’Essonne et la commune et émoluments du notaire, dont le montant se calcule avec le simulateur des Notaires de France selon que le bien est ancien ou neuf.
Pour une maison, le budget doit intégrer l’entretien de la toiture, des façades, du terrain et, souvent, une rénovation énergétique : isolation, remplacement d’un chauffage ancien, menuiseries. France Rénov informe gratuitement sur les aides publiques et oriente vers des conseillers. Pour un appartement, ce sont les charges de copropriété et les travaux votés ou à venir qui pèsent ; les procès-verbaux des dernières assemblées générales et le plan pluriannuel de travaux, quand il existe, renseignent sur ces dépenses.
Le taux obtenu pèse sur la capacité d’emprunt autant que le prix : la Banque de France publie chaque mois les taux moyens des crédits à l’habitat, un repère pour comparer les offres des banques. Pour une maison comme pour un appartement, la taxe foncière, dont les taux sont votés chaque année par les collectivités, complète le coût annuel ; le dernier avis se demande au vendeur.
Pour un investisseur, la comparaison entre le prix médian de 3 124 €/m² et l’indicateur de loyer de 17,5 €/m² pour un appartement (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin) donne un premier ordre de grandeur, à corriger de la vacance, des charges non récupérables, de la taxe foncière et des travaux.
Les démarches et obligations
Le vendeur doit remettre un dossier de diagnostic technique, qui comprend notamment le DPE et l’état des risques et pollutions. Ce dernier s’établit à partir de Géorisques, le service du ministère de la Transition écologique qui recense, adresse par adresse, les risques naturels et technologiques connus. Pour une commune traversée par l’Yvette, la consultation de Géorisques avant l’offre permet de vérifier la situation exacte du logement visé.
Pour un bailleur, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, en application de la loi Climat et Résilience ; les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. Un achat destiné à la location suppose de vérifier la classe énergétique et de budgéter les travaux avant de signer.
Le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Longjumeau sur Service-Public.fr.
L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs. Service-Public.fr détaille le déroulement d’un achat, du compromis à l’acte authentique, et le délai de rétractation dont dispose l’acquéreur non professionnel.
L’évolution récente et ce qu’elle change
Longjumeau a enregistré 216 ventes en 2024 contre 269 en 2023, soit un recul de 19,7 % du nombre de transactions. C’est une baisse d’activité marquée. Elle ne dit rien, à elle seule, de l’évolution des prix : la médiane de 3 124 €/m² couvre les cinq années dans leur ensemble.
Pour un acheteur, un marché qui ralentit à ce point laisse en général plus de temps pour visiter, comparer et négocier, à condition d’appuyer toute offre sur des ventes comparables récentes, consultables sur la carte des ventes. Le DPE devient aussi un argument de négociation : un logement mal classé demande des travaux que l’acheteur devra financer. Pour un vendeur, le même constat plaide pour un prix fixé d’emblée au niveau des références récentes, car un bien surévalué dans un marché plus lent reste affiché plus longtemps.
À Longjumeau, les chiffres s’arrêtent à la fin de 2024 : la prochaine publication DVF du ministère de l’Économie dira si le recul de 19,7 % du nombre de ventes s’est prolongé ou résorbé, et la médiane sera alors recalculée sur une nouvelle période de cinq ans.