Entre Draguignan et le littoral varois, Le Muy présente un marché aux prix resserrés, avec une médiane de 2 875 € par mètre carré. Ce guide rassemble les repères utiles pour acheter ou louer dans la commune : les prix mesurés sur 711 ventes réelles par les données DVF du ministère de l’Économie, les loyers d’annonce de la carte des loyers, le budget complet d’une acquisition, les obligations du vendeur et du bailleur, et la lecture de la forte reprise des ventes observée en 2025.
Le marché en chiffres
Les données DVF recensent 711 ventes au Muy sur les cinq dernières années. Le prix médian atteint 2 875 € par mètre carré : la moitié des ventes s’est conclue en dessous, l’autre moitié au-dessus. La moyenne, à 3 002 €, ne la dépasse que de 4,4 %. Un écart aussi mince indique que peu de ventes atypiques déforment la statistique : la médiane décrit bien le prix d’un logement ordinaire dans la commune, et l’essentiel des différences tient à l’état, à la surface et au terrain de chaque bien.
Pour la location, la carte des loyers du ministère de la Transition écologique donne un indicateur de loyer d’annonce de 13,7 €/m² charges comprises pour un appartement non meublé et de 13,2 €/m² pour une maison, pour une annonce du troisième trimestre 2025 (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). Ces valeurs sont mesurées sur les annonces de la commune. Les intervalles de prédiction, de 11,0 à 17,1 €/m² pour un appartement et de 9,2 à 18,9 €/m² pour une maison, montrent que l’écart peut être important d’un logement à l’autre, en particulier pour les maisons. Il s’agit de loyers demandés, pas de loyers signés.
Les quartiers ou secteurs
Le Muy s’organise autour de son centre ancien de village provençal, où l’on trouve surtout des maisons de ville et des appartements dans le bâti traditionnel. Autour, les anciennes terres agricoles de la plaine de l’Argens ont laissé place, au fil des décennies, à des quartiers pavillonnaires et à des lotissements plus récents, où la maison avec jardin domine.
L’Argens et la Nartuby, qui descend de Draguignan pour le rejoindre, marquent la géographie de la commune. Cette géographie compte au moment d’acheter : un terrain proche d’un cours d’eau ne présente pas les mêmes contraintes qu’une parcelle sur les hauteurs, et la consultation de Géorisques s’impose avant toute offre.
Les chiffres de ce guide portent sur l’ensemble de la commune. Pour un bien précis, la carte des ventes permet de consulter les transactions voisines avec leur date, leur surface et leur prix : c’est la meilleure base pour juger d’une annonce.
Le budget complet d’un achat
Au prix médian de 2 875 €/m², un appartement de 50 m² représente environ 144 000 €, un logement de 70 m² environ 201 000 € et une maison de 90 m² environ 259 000 €. Ces montants sont des ordres de grandeur calculés sur la médiane de la commune : un bien récent, avec piscine ou grand terrain, se vend au-dessus ; un bien à rénover, en dessous.
À ce prix s’ajoutent les frais d’acquisition, dits frais de notaire, composés surtout des droits de mutation ; ils sont plus élevés dans l’ancien que dans le neuf et se calculent avec le simulateur des Notaires de France. Il faut également prévoir les frais de garantie du prêt, la taxe foncière, l’assurance habitation et, pour une maison ancienne, le coût d’éventuels travaux de rénovation énergétique. France Rénov informe gratuitement sur les aides disponibles.
Pour le financement, la Banque de France publie chaque mois les taux moyens des crédits immobiliers. Le loyer d’annonce donne un point de comparaison utile : à 13,7 €/m², un appartement de 50 m² se loue autour de 685 € par mois charges comprises, et à 13,2 €/m² une maison de 90 m² autour de 1 188 € (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin).
Les démarches et obligations
Le vendeur remet un dossier de diagnostics techniques, dont le diagnostic de performance énergétique (DPE), et l’état des risques et pollutions, obligatoire pour toute vente et toute location. Cet état se prépare à partir de Géorisques, le service du ministère de la Transition écologique ; dans une commune arrosée par l’Argens et la Nartuby, il faut le lire avec attention. En copropriété, la surface privative dite loi Carrez figure dans l’avant-contrat.
Après la signature de l’avant-contrat, l’acquéreur non professionnel dispose d’un délai de rétractation de dix jours ; l’acte authentique est ensuite signé devant notaire.
Pour louer, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, en application de la loi Climat et Résilience, et les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. Le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Le Muy sur Service-Public.fr. L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs.
L’évolution récente et ce qu’elle change
Les ventes ont nettement accéléré : 163 transactions ont été enregistrées sur les douze mois qui s’achèvent fin décembre 2025, contre 107 sur les douze mois précédents, soit une hausse de 52,3 %. Sur des volumes de cette taille, un tel écart traduit une reprise marquée de l’activité, mais il faut rester prudent : quelques dizaines de ventes suffisent à faire varier fortement le pourcentage.
Pour un vendeur, ce regain de transactions fournit davantage de références récentes : fixer le prix à partir des ventes réelles du secteur permet de vendre dans des délais raisonnables. Pour un acheteur, la médiane de 2 875 €/m² reste la base la plus sûre, à moduler selon le terrain, l’exposition et l’étiquette énergétique.
Pour un investisseur, rapprocher le prix médian de 2 875 €/m² du loyer d’annonce de 13,7 €/m² pour un appartement, puis déduire charges, taxe foncière, vacance locative et travaux, permet de vérifier la rentabilité réelle avant de s’engager.