Les grandes maisons se vendent plus cher au mètre carré
On s'attend en général à ce qu'un grand bien se paie moins cher au mètre carré. Ce n'est pas le cas à Tours sur cette période : les maisons de 120 m² et plus se sont vendues 10 % au-dessus des maisons plus petites (3 361 €/m² sur 1 895 ventes) et 8 % au-dessus de l'ensemble des maisons (3 445 €/m²). Elles représentent environ une vente de maison sur cinq. DVF ne renseigne ni l'âge, ni l'état, ni les prestations du bien : ces données ne permettent donc pas d'expliquer l'écart, seulement de le constater.
Fourchette de prix et budget pour une grande maison
La moitié centrale des ventes va de 2 945 à 4 548 €/m² (25e et 75e centiles), soit 54 % d'écart entre les deux seuils. Pour une maison de 146 m², cela représente plus de 230 000 € d'écart. Enveloppes à prévoir, hors frais d'acquisition :
- 130 m² : environ 483 000 € en médiane, entre 383 000 et 591 000 € ;
- 146 m² : environ 542 000 €, entre 430 000 et 664 000 € ;
- 175 m² : environ 650 000 €, entre 515 000 et 796 000 €.
La moitié de ces maisons mesurent entre 130 et 175 m².
Un segment resté stable quand le reste baissait
La médiane annuelle des maisons de 120 m² et plus est passée de 3 759 €/m² en 2022 à 3 798 €/m² en 2024, soit une quasi-stabilité (+1 %), alors que l'ensemble des maisons reculait de 10,5 % sur les mêmes années. Ces médianes reposent toutefois sur une centaine de ventes par an (108 en 2022, 89 en 2024) : une poignée de transactions exceptionnelles suffit à les déplacer. Elles indiquent une tendance, pas une cote.
Les vérifications propres à une grande maison
Sur une grande surface, la performance énergétique pèse lourd dans le coût d'usage : une maison classée F ou G doit être accompagnée d'un audit énergétique lors de sa mise en vente depuis le 1er avril 2023, et celles classées E depuis le 1er janvier 2025. L'état des risques mérite une lecture attentive, Tours étant bâtie entre la Loire et le Cher, avec des secteurs exposés au risque d'inondation. Une piscine enterrée privative doit être équipée d'un dispositif de sécurité normalisé (loi n° 2003-9 du 3 janvier 2003). Dans le centre ancien, couvert par un site patrimonial remarquable, tout projet d'extension ou de modification extérieure passe par l'avis de l'architecte des Bâtiments de France.

