Plus grande, moins chère au m²
Les maisons de 120 m² ou plus se vendent 11 % moins cher au m² que celles de moins de 120 m² (7 750 €/m² sur 183 ventes) et près de 6 % sous la médiane de l'ensemble des maisons (7 299 €/m²). Elles restent 4 % au-dessus des appartements (6 600 €/m²). Chaque mètre carré supplémentaire se paie moins cher que les premiers : comparer une grande maison au prix au m² d'une maison de ville conduit à la surestimer.
Budget : un million d'euros et au-delà
Pour 150 m², la médiane donne environ 1 033 000 €. La moitié centrale des ventes, entre 5 743 et 9 554 €/m², ouvre une fourchette d'environ 861 000 à 1 433 000 € pour cette surface. Pour 200 m², la médiane mène à environ 1 378 000 €. Entre ces deux bornes, 3 811 €/m² d'écart, soit plus de la moitié de la médiane : dans cette gamme, le terrain (surface, exposition, arbres), la proximité de la forêt ou du centre, la qualité des prestations et l'étiquette énergétique pèsent autant que la surface habitable.
Un marché étroit, sensible à chaque vente
La médiane des grandes maisons est passée de 6 443 €/m² au second semestre 2020 (54 ventes) à 7 457 €/m² en 2022 (69 ventes), soit 16 % de hausse, puis à 7 056 €/m² en 2024 (42 ventes), 5 % sous ce point haut. Avec 42 à 86 ventes par année pleine, il suffit de quelques propriétés exceptionnelles pour faire bouger la médiane : un prix de vente se fonde d'abord sur des ventes comparables du même secteur.
Piscine, terrain et patrimoine : les points à vérifier
Une piscine privative enterrée non close doit être équipée d'un dispositif de sécurité normalisé (barrière, abri, couverture ou alarme) ; vérifiez aussi qu'elle a été déclarée aux services fiscaux, car elle entre dans la valeur locative servant au calcul de la taxe foncière. Le dossier de diagnostic comprend le DPE, l'état des risques et, selon l'âge de la construction et des installations, amiante, plomb, électricité et gaz ; une grande maison classée E, F ou G exige en plus un audit énergétique, dont les travaux chiffrés éclairent la négociation. Enfin, si la propriété se trouve dans les abords du château, monument historique classé, une extension, une piscine visible ou une nouvelle clôture peuvent nécessiter l'accord de l'architecte des Bâtiments de France ; la mairie indique si la parcelle est concernée.

