Des ventes rares et très hétérogènes
Le rythme varie de 57 ventes de terrains en 2024 à 81 en 2021, quand il s'est vendu entre 461 et 673 maisons par an sur les mêmes années. Les surfaces vont de la petite bande de terrain à la grande parcelle : un dixième des ventes porte sur moins de 37 m² environ, un dixième sur plus de 2 580 m². On compte 64 ventes de moins de 100 m² et 62 de plus de 1 000 m². Les données ne disent pas si le terrain est constructible, et le prix enregistré porte sur l'ensemble de la vente : un prix au mètre carré calculé sur ce mélange n'aurait pas de sens. Pour estimer une parcelle, mieux vaut comparer des ventes de surface et de zonage proches, avec l'aide d'un notaire.
Avant d'acheter : PLU et viabilisation
La constructibilité dépend du plan local d'urbanisme applicable à Reims et des servitudes qui grèvent la parcelle ; le zonage se consulte sur le Géoportail de l'urbanisme. Un certificat d'urbanisme opérationnel, demandé en mairie, indique si le projet envisagé est réalisable et l'état des équipements publics qui desservent le terrain. Un terrain non viabilisé impose de prévoir les raccordements à l'eau, à l'électricité et à l'assainissement, dont le coût s'ajoute au prix d'achat.
Bornage, étude de sol et état des risques
Pour un terrain destiné à construire une habitation, la promesse doit préciser si la surface annoncée résulte d'un bornage ; celui-ci est obligatoire pour un lot de lotissement ou de zone d'aménagement concerté. Depuis la loi ELAN, la vente d'un terrain constructible situé en zone d'exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles oblige le vendeur à fournir une étude géotechnique préalable, annexée à la promesse ou à l'acte (article L132-5 du Code de la construction et de l'habitation). L'exposition d'une parcelle se vérifie sur Géorisques, qui sert aussi à établir l'état des risques remis à l'acheteur.


