Ni décote ni prime au mètre carré pour les grandes surfaces
Les maisons de 120 m² ou plus se vendent au même prix au mètre carré que l'ensemble des maisons havraises : 2 415 €/m² contre 2 411 €/m² sur 3 778 ventes, sur la même période. Elles restent rares : 458 ventes, soit 12 % des ventes de maisons, environ une centaine par an. Une grande maison vendue compte en médiane 6 pièces, sur un terrain médian d'environ 330 m², à peine plus que les 269 m² de l'ensemble des maisons de la commune. Au Havre, surface habitable importante ne rime donc pas avec grand parc.
Une fourchette plus dispersée
Entre le premier quart (1 850 €/m²) et le dernier quart (3 155 €/m²) des ventes, l'écart atteint 71 %, contre 54 % pour l'ensemble des maisons. Une maison de 140 m² change ainsi de mains le plus souvent entre 259 000 € et 442 000 € environ, autour de 338 000 € au prix médian, et une maison de 180 m² autour de 435 000 €. Les frais d'acquisition s'ajoutent à ces prix déclarés.
Ce qui fait la valeur d'une grande maison ici
Trois critères creusent les écarts. La situation d'abord : vue sur la mer ou sur l'estuaire, ville haute ou ville basse. Le terrain ensuite, puisqu'un grand jardin reste l'exception dans la commune. L'état énergétique enfin : une maison ancienne de grande surface peut cumuler volumes à chauffer et isolation à reprendre, et le montant des travaux se retrouve dans la négociation.
Diagnostics, piscine, sous-sol : le dossier du vendeur
Une grande maison se vend avec les mêmes diagnostics que toute maison, notamment : DPE, état des risques, plomb avant 1949, amiante si le permis est antérieur au 1er juillet 1997, électricité et gaz pour les installations de plus de 15 ans. Avec une étiquette E, F ou G, le vendeur y joint un audit énergétique qui chiffre des scénarios de travaux, souvent lourds sur de tels volumes. Une installation d'assainissement non collectif impose un rapport de contrôle réalisé depuis moins de 3 ans. Une piscine enterrée privative non close doit disposer d'un dispositif de sécurité normalisé (loi n° 2003-9 du 3 janvier 2003). Enfin, les anciennes marnières, fréquentes en Seine-Maritime, justifient une consultation de Géorisques et de la mairie avant tout compromis.

