Uzès, ville d’art et d’histoire du Gard, affiche un prix médian de 3 372 € le mètre carré, calculé sur les 1 004 ventes enregistrées en cinq ans par les données DVF du ministère de l’Économie. L’activité a nettement progressé, avec une hausse de 29,4 % du nombre de ventes sur les douze mois achevés fin 2025. Ce guide détaille les prix réellement payés, les loyers d’annonce mesurés dans la commune, le coût complet d’un achat et les contraintes propres au site patrimonial remarquable qui protège le centre ancien.
Le marché en chiffres
À Uzès, le prix médian au mètre carré s’établit à 3 372 € et la moyenne à 3 799 €, calculés sur les 1 004 ventes enregistrées dans la commune au cours des cinq dernières années par les données DVF (Demandes de valeurs foncières) publiées par le ministère de l’Économie. Ce sont des prix payés devant notaire, et non des prix affichés.
La moyenne dépasse la médiane de 12,7 %. Cet écart limité indique un marché cher mais régulier : les ventes se regroupent autour d’un niveau élevé, et les biens d’exception ne suffisent pas à tirer fortement la moyenne. Pour estimer un bien courant, la médiane reste le repère : une vente sur deux s’est conclue sous 3 372 € le mètre carré.
Côté location, l’indicateur de loyer d’annonce s’élève à 12,9 € par mètre carré, charges comprises, pour un appartement non meublé, avec un intervalle de prédiction de 10,1 à 16,4 €, et à 12,0 € pour une maison, entre 9,1 et 15,7 € (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin — carte des loyers du ministère de la Transition écologique, annonces du troisième trimestre 2025). Ces indicateurs sont calculés sur la commune elle-même. Rapporté au prix médian de vente, le loyer d’annonce apparaît modeste : à Uzès, la valeur d’un bien tient beaucoup à son cadre et à son patrimoine, pas seulement à son rendement locatif.
Les quartiers ou secteurs
Le marché d’Uzès se divise d’abord entre le centre historique et le reste de la commune. Le centre ancien, avec ses hôtels particuliers, ses maisons de ville et ses places, est couvert par le site patrimonial remarquable, régi par un plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé en 2020. On y trouve surtout des appartements et des maisons de ville anciennes, souvent sans jardin, dont les prix dépendent fortement de la qualité de la restauration.
Autour, les quartiers résidentiels et les lotissements plus récents proposent davantage de maisons individuelles avec terrain. La limite exacte du périmètre protégé se vérifie en mairie : deux maisons voisines peuvent relever de règles de travaux différentes selon qu’elles se trouvent dedans ou dehors.
Ville-centre de la Communauté de communes Pays d’Uzès, la commune concentre commerces et services pour les villages alentour. Pour comparer deux biens, la carte des ventes permet de consulter les transactions récentes de chaque secteur, avec leur date, leur surface et leur prix : une lecture indispensable dans une ville où l’écart entre une maison de ville restaurée du centre et un pavillon de périphérie peut être considérable.
Le budget complet d’un achat
Au prix médian de 3 372 € le mètre carré, un logement de 70 m² représente environ 236 000 € et une maison de 100 m² environ 337 000 €, hors frais. Ces montants sont des ordres de grandeur, que la qualité de la restauration, la présence d’un extérieur ou d’une vue peuvent faire varier nettement.
Sur un prix de l’ordre de 236 000 € pour 70 m² à Uzès s’ajoutent les frais d’acquisition, dits « frais de notaire », composés surtout de droits de mutation reversés au département du Gard et à la commune, des émoluments du notaire et de débours ; le simulateur des Notaires de France en donne le montant exact. Un financement à crédit ajoute frais de dossier, garantie et assurance emprunteur ; les taux moyens publiés chaque mois par la Banque de France servent de référence pour juger une offre.
Dans le périmètre protégé, les travaux coûtent souvent plus cher : matériaux, menuiseries et façades doivent respecter les prescriptions du plan de sauvegarde. Il faut donc chiffrer la rénovation avant de s’engager. France Rénov, le service public de la rénovation de l’habitat, oriente vers les aides à la rénovation énergétique. Les restaurations complètes d’immeubles situés dans un site patrimonial remarquable peuvent, sous conditions, ouvrir droit à la réduction d’impôt dite « Malraux », dont les règles se vérifient sur impots.gouv.fr.
Enfin, la taxe foncière et, pour un appartement, les charges de copropriété complètent le coût de détention : leurs montants se demandent au vendeur.
Les démarches et obligations
Le vendeur remet un dossier de diagnostics techniques : diagnostic de performance énergétique, état des risques et pollutions et, selon l’âge et la nature du bien, constats relatifs au plomb, à l’amiante, à l’électricité, au gaz ou aux termites. Dans un centre ancien, les constats plomb et amiante méritent une lecture attentive. L’état des risques et pollutions se prépare à partir de Géorisques, service du ministère de la Transition écologique.
La signature d’un compromis ou d’une promesse de vente ouvre à l’acquéreur non professionnel un délai de rétractation prévu par le Code de la construction et de l’habitation ; l’acte authentique signé chez le notaire rend la vente définitive. Pour un bien du centre ancien, ce délai laisse le temps de confronter un projet de travaux au règlement du plan de sauvegarde avant de s’engager définitivement.
Dans le site patrimonial remarquable, tous les travaux modifiant l’aspect extérieur, et certains travaux intérieurs, sont soumis à autorisation et à l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Le règlement du plan de sauvegarde se consulte auprès de la mairie d’Uzès : il vaut mieux le lire avant de signer, surtout si un projet d’aménagement motive l’achat.
Pour un bailleur, les logements classés G ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025 (loi Climat et Résilience), et les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. Le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Uzès sur Service-Public.fr. L’encadrement des loyers par arrêté préfectoral est un dispositif distinct, qui ne concerne que les territoires qui l’ont demandé. L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs.
L’évolution récente et ce qu’elle change
Sur les douze mois achevés fin 2025, 220 ventes ont été enregistrées à Uzès, contre 170 les douze mois précédents, soit une hausse de 29,4 %. Pour une commune de cette taille, la progression est forte : elle multiplie les références de prix récentes et rend les estimations plus solides.
Cette hausse porte sur le nombre de ventes, pas sur leur prix. Un marché plus actif peut aussi réduire les marges de négociation sur les biens les mieux placés ou les mieux restaurés. Pour un acheteur, la comparaison avec des ventes récentes de biens comparables, dans le même secteur et dans un état équivalent, reste la meilleure protection contre un prix surévalué.
Pour un vendeur, la reprise de l’activité est favorable, à condition que le prix demandé reste cohérent avec les ventes voisines et que le dossier de diagnostics soit complet. Pour un bailleur, l’indicateur de loyer d’annonce de 12,9 € par mètre carré pour un appartement et de 12,0 € pour une maison (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin) sert de base, à ajuster selon l’état du logement et sa performance énergétique.