Marguerittes, commune de 8 346 habitants de Nîmes Métropole, affiche un prix médian de 2 512 € le mètre carré, calculé sur 455 ventes DVF en cinq ans. Ce guide présente les chiffres du marché et leur lecture, les grands secteurs de la commune entre garrigue et plaine, le budget complet d’un achat, les obligations du vendeur et du bailleur, et ce que traduit la hausse des ventes observée sur la dernière année. Les chiffres proviennent des données DVF du ministère de l’Économie et de la carte des loyers du ministère de la Transition écologique.
Le marché en chiffres
Les données DVF (Demandes de valeurs foncières), publiées par le ministère de l’Économie, recensent les ventes immobilières enregistrées par les services fiscaux. À Marguerittes, elles comptent 455 ventes sur les cinq dernières années, pour un prix médian de 2 512 € le mètre carré et une moyenne de 2 579 €. Une vente sur deux s’est conclue sous 2 512 €/m², l’autre au-dessus.
L’écart de 2,7 % entre moyenne et médiane est faible. Il indique un marché homogène, sans segment haut de gamme assez important pour tirer la moyenne. Le prix médian reste un repère tous biens confondus, qui mêle maisons et appartements, anciens et récents ; il sert à situer un bien, pas à le chiffrer au mètre carré près.
Pour la location, la carte des loyers du ministère de la Transition écologique fournit un indicateur de loyer d’annonce, charges comprises, pour un bien de référence non meublé proposé au troisième trimestre 2025. À Marguerittes, il atteint 12,1 €/m² pour un appartement, dans un intervalle de prédiction de 10,0 à 14,8 €/m², et 10,2 €/m² pour une maison, entre 7,6 et 13,8 €/m². Ces deux valeurs sont mesurées sur la commune, à partir d’un nombre d’annonces suffisant. Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin.
Traduit en loyer mensuel, cela représente environ 605 € charges comprises pour un appartement de 50 m² et environ 1 020 € pour une maison de 100 m². L’indicateur au mètre carré est plus bas pour les maisons, ce qui est habituel : les grandes surfaces se louent moins cher au mètre carré que les petites.
Rapporté au prix médian, l’indicateur appartement donne un rapport brut d’environ 5,8 % par an. Ce calcul reste indicatif : le loyer d’annonce inclut les charges, le prix médian mêle maisons et appartements, et la taxe foncière, les travaux ou la vacance ne sont pas déduits.
Les quartiers ou secteurs
Marguerittes s’étire à l’est de Nîmes, entre deux paysages. Au sud s’étend une plaine agricole ; au nord commence la garrigue, couverte de pins d’Alep et de chênes verts. Les zonages environnementaux et les règles de construction applicables à une parcelle se vérifient dans les documents d’urbanisme de la commune, consultables en mairie.
Le centre ancien regroupe des maisons de village mitoyennes, souvent sur plusieurs niveaux et avec des extérieurs réduits. Ce sont des biens recherchés pour leur caractère, mais qui demandent une vérification attentive de l’état, de l’isolation et du DPE.
Autour du centre, les quartiers pavillonnaires et les lotissements offrent la majorité des maisons individuelles avec jardin, parfois avec piscine. C’est le cœur du marché familial de la commune, prisé par des ménages qui travaillent dans l’agglomération nîmoise.
Les biens proches de la garrigue bénéficient d’un cadre plus naturel. Ils appellent en contrepartie une vérification attentive des risques recensés à l’adresse, sur Géorisques, et des règles d’entretien éventuellement applicables, à demander en mairie.
Le budget complet d’un achat
Au prix médian de 2 512 €/m², un appartement de 60 m² représente environ 151 000 € et une maison de 100 m² environ 251 000 €. Ce prix n’est qu’une partie de la dépense.
S’y ajoutent les frais d’acquisition, appelés frais de notaire, composés principalement des droits de mutation ; ils sont plus élevés dans l’ancien que dans le neuf. Le simulateur des Notaires de France permet de les calculer précisément.
Pour le financement, les taux des crédits immobiliers publiés chaque mois par la Banque de France donnent un repère avant de rencontrer une banque ou un courtier. L’assurance emprunteur, les frais de dossier et la garantie du prêt s’ajoutent au coût total.
Les travaux sont à chiffrer avant de s’engager, en particulier dans le centre ancien et dans les maisons des premières générations de lotissements. Sous un climat méditerranéen, le confort d’été compte autant que le chauffage : isolation de toiture, protections solaires et ventilation méritent d’être examinées. France Rénov oriente gratuitement vers les aides et les conseillers locaux.
Enfin, les charges courantes : taxe foncière, entretien d’un jardin ou d’une piscine, charges de copropriété pour un appartement, assurance habitation. Le montant de la taxe foncière d’un bien précis se demande au vendeur.
Les démarches et obligations
Le vendeur remet un dossier de diagnostics techniques. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) en fait partie et sa classe doit figurer dès l’annonce. L’état des risques et pollutions est obligatoire à la vente comme à la location : il se consulte adresse par adresse sur Géorisques, le service du ministère de la Transition écologique.
Pour un bailleur, depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location, et les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. Avant d’acheter pour louer, la classe énergétique et le coût des travaux nécessaires doivent donc être connus.
Le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Marguerittes sur Service-Public.fr. L’encadrement des loyers par arrêté préfectoral est un dispositif distinct, qui ne concerne que les territoires qui l’ont demandé.
L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs.
L’évolution récente et ce qu’elle change
Sur la dernière année de données, close fin décembre 2025, Marguerittes a enregistré 103 ventes contre 82 l’année précédente, soit une hausse de 25,6 %. Sur cinq ans, la commune totalise 455 ventes, soit environ 91 par an en moyenne : la dernière année dépasse ce rythme, alors que la précédente restait en dessous.
Cette reprise indique un marché plus actif, sans renseigner à elle seule sur l’évolution des prix. Pour un acheteur, davantage de ventes récentes offre plus de références pour juger un prix affiché et argumenter une négociation, notamment sur les biens mal classés au DPE. Pour un vendeur, le retour des volumes est favorable, à condition de s’appuyer sur les ventes réellement conclues à proximité plutôt que sur les prix affichés.
Les chiffres évoluent à chaque publication des données DVF : consulter les ventes les plus proches de l’adresse visée reste la vérification la plus utile avant de s’engager.