Arthon-en-Retz et Chéméré forment depuis 2016 une seule commune, Chaumes-en-Retz, et ses statistiques immobilières réunissent donc plusieurs bourgs et villages. Ce guide part des 438 ventes DVF enregistrées sur cinq ans pour donner le prix médian, des budgets types pour une maison, le coût complet d’un achat et les obligations du vendeur comme du bailleur. Les loyers cités sont des indicateurs d’annonce de l’ANIL, sourcés et datés. Ce qui ne peut pas être affirmé avec certitude renvoie à la source officielle où le vérifier.
Le marché en chiffres
Les données DVF recensent 438 ventes à Chaumes-en-Retz sur les cinq dernières années. Le prix médian ressort à 2 609 € par m² : la moitié des biens s’est vendue en dessous, l’autre moitié au-dessus. La moyenne, 2 575 € par m², se situe 1,3 % sous la médiane. Dans la plupart des communes, c’est l’inverse : quelques ventes très chères relèvent la moyenne. Ici, le marché ne compte pas de tels biens d’exception en nombre suffisant pour peser, tandis que quelques ventes à bas prix tirent légèrement la moyenne vers le bas.
Traduits en budgets, au prix médian :
- 70 m² : environ 183 000 € ;
- 90 m² : environ 235 000 € ;
- 110 m² : environ 287 000 €.
Ces montants s’entendent hors frais d’acquisition. Ils donnent un ordre de grandeur, pas une estimation : pour une maison, la taille et la situation du terrain, l’état de la toiture, le mode de chauffage et le classement énergétique comptent autant que la surface habitable.
Côté location, la carte des loyers du ministère de la Transition écologique donne pour une maison non meublée un indicateur de loyer d’annonce de 10,2 € par m², charges comprises, avec un intervalle de prédiction de 8,0 à 13,0 € ; il est mesuré sur la commune elle-même. Pour un appartement, l’indicateur est de 11,4 € par m², avec un intervalle de 9,0 à 14,5 €, mais il est estimé à l’échelle d’une zone plus large que la commune (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin ; annonces du 3e trimestre 2025). À titre d’ordre de grandeur, une maison de 90 m² se situerait autour de 918 € par mois charges comprises. Il s’agit d’un loyer d’annonce, et non du loyer effectivement signé.
Les secteurs de la commune
Commune nouvelle, Chaumes-en-Retz réunit depuis le 1er janvier 2016 les anciennes communes d’Arthon-en-Retz et de Chéméré. Le prix médian communal agrège donc des situations différentes :
- le bourg d’Arthon ;
- le village de La Sicaudais, rattaché à l’ancienne commune d’Arthon ;
- le bourg de Chéméré et ses alentours ;
- les hameaux et l’habitat dispersé de la campagne du pays de Retz.
Située en Loire-Atlantique, sans façade littorale, la commune fait partie de Pornic Agglo Pays de Retz, communauté d’agglomération créée le 1er janvier 2017 par la fusion des intercommunalités de Pornic et de Cœur Pays de Retz. C’est à cette échelle que se traitent notamment les questions d’urbanisme intercommunal et d’habitat : avant d’acheter un terrain ou une maison avec un projet d’extension, le document d’urbanisme applicable se consulte en mairie ou sur le Géoportail de l’urbanisme.
La carte des ventes de cette page permet de repérer les transactions réelles dans chacun de ces secteurs et de comparer un prix demandé aux prix effectivement payés à proximité.
Le budget complet d’un achat
Le prix du bien n’est qu’une partie du coût total. S’y ajoutent :
- les frais d’acquisition, composés surtout des droits de mutation perçus par le département et la commune, puis des émoluments et débours du notaire ; leur montant exact se calcule avec le simulateur des Notaires de France ;
- les frais de garantie du prêt, caution ou hypothèque, et le cas échéant des frais de dossier ;
- pour une maison ancienne, le coût des travaux, à chiffrer avant l’offre à partir de devis, en particulier pour l’isolation et le chauffage ;
- la taxe foncière, dont le vendeur peut communiquer le dernier avis.
Au prix médian de 2 609 € par m², dix mètres carrés représentent environ 26 000 €. Pour une maison, le raccordement au tout-à-l’égout ou la présence d’un assainissement individuel est un point à vérifier : une installation non conforme peut imposer des travaux à l’acheteur, et le diagnostic d’assainissement non collectif fait partie des documents remis à la vente lorsque le logement n’est pas raccordé.
Pour le financement, la Banque de France publie chaque mois les taux moyens des crédits à l’habitat, qui permettent de vérifier qu’une offre de prêt se situe dans la norme du moment. France Rénov informe sur les aides à la rénovation énergétique, utiles pour boucler le budget d’une maison à rénover.
Les démarches et obligations
Pour l’acheteur, le dossier de diagnostic technique est fourni par le vendeur. Il comprend notamment :
- le diagnostic de performance énergétique (DPE) ;
- l’état des risques et pollutions, obligatoire, établi à partir des informations publiées sur Géorisques, service du ministère de la Transition écologique ;
- le constat de risque d’exposition au plomb pour les logements construits avant le 1er janvier 1949 ;
- l’état relatif à l’amiante pour les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 ;
- les diagnostics électricité et gaz pour les installations de plus de quinze ans ;
- le contrôle de l’assainissement non collectif, le cas échéant.
L’acquéreur non professionnel dispose d’un délai de rétractation de dix jours après la signature de l’avant-contrat.
Pour le bailleur, le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Chaumes-en-Retz sur Service-Public.fr. L’encadrement des loyers par arrêté préfectoral est un dispositif distinct, qui ne concerne que les territoires qui l’ont demandé.
Côté énergie, les logements classés G ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025 en application de la loi Climat et Résilience, et les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs.
L’évolution récente et ce qu’elle change
Le nombre de ventes a progressé : 100 sur les douze mois qui s’achèvent fin décembre 2025, contre 80 sur les douze mois précédents, soit une hausse de 25,0 %. Sur un marché de cette taille, quelques dizaines de ventes de plus ou de moins suffisent à produire un écart marqué : la tendance se confirme ou non sur plusieurs années.
Pour un vendeur, davantage de ventes signifie davantage de références récentes, ce qui permet aux acheteurs de comparer plus facilement un prix affiché aux transactions voisines. Pour un acheteur, la médiane de 2 609 € par m² reste un repère utile, à condition de comparer un bien à des ventes du même type et du même secteur : une maison de bourg et une maison isolée avec un grand terrain ne se valorisent pas de la même façon.
La base DVF étant publiée avec un décalage de plusieurs mois, les ventes les plus récentes n’y figurent pas encore. Comme la commune réunit deux anciens bourgs et leurs hameaux, la démarche la plus sûre reste de comparer un projet aux ventes voisines du même secteur, Arthon, La Sicaudais ou Chéméré, puis de faire estimer le bien par un professionnel qui l’a visité.