À Châtillon-en-Bazois, commune de la Nièvre traversée par le canal du Nivernais, le prix médian atteint 724 € le mètre carré selon les données DVF, et le nombre de ventes a plus que doublé sur la dernière année. Ce guide détaille les 70 ventes enregistrées en cinq ans, les loyers d’annonce publiés par l’État, le budget d’un achat et les obligations à connaître.
Le marché en chiffres
Les données DVF recensent 70 ventes à Châtillon-en-Bazois sur cinq ans, pour un prix médian de 724 € le mètre carré et une moyenne de 807 €. L’écart de 11,5 % signale quelques ventes nettement au-dessus du lot, qui relèvent la moyenne ; la moitié des biens se sont vendus à moins de 724 € le mètre carré. Pour estimer un bien courant, la médiane reste le bon repère, à corriger selon l’état du logement et l’ampleur des travaux.
L’activité a fortement progressé : 21 ventes sur les douze mois précédant le 8 septembre 2025, contre 9 sur les douze mois d’avant, soit une hausse de 133 %. Sur une commune de 795 habitants, ces volumes restent faibles, et quelques ventes suffisent à faire bondir ou chuter le pourcentage d’une année sur l’autre.
Louer à Châtillon-en-Bazois : les indicateurs de loyer
La carte des loyers du ministère de la Transition écologique donne un loyer d’annonce de 7,5 €/m² charges comprises pour un appartement non meublé, dans un intervalle de prédiction de 6,0 à 9,4 €/m², et de 6,2 €/m² pour une maison, entre 4,7 et 8,1 €/m² (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). Ces valeurs portent sur des annonces du troisième trimestre 2025 et sont estimées à l’échelle d’un regroupement de communes voisines : ce sont des loyers demandés, pas des loyers signés.
Le classement en zone tendue, qui réduit à un mois le préavis du locataire et encadre la fixation du loyer entre deux locataires (article 15 de la loi du 6 juillet 1989), résulte d’un décret dont la liste a été élargie en 2023 : il se vérifie pour Châtillon-en-Bazois sur Service-Public.fr.
Pour un bailleur, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique ne peuvent plus être loués depuis le 1er janvier 2025 (loi Climat et Résilience) ; les classes F puis E suivront selon le calendrier légal. Avec des prix d’achat bas, le coût de la rénovation énergétique pèse d’autant plus dans le calcul.
Le budget et les démarches d’un achat
À titre indicatif, un bien de 90 m² acheté au prix médian de la commune représente environ 65 000 € (724 € × 90 m²), hors frais d’acquisition. Les droits de mutation et les émoluments du notaire s’y ajoutent ; le simulateur des Notaires de France permet de les calculer. À ce niveau de prix, les travaux représentent souvent une part importante du budget total : un chiffrage préalable par des professionnels évite les mauvaises surprises.
Le dossier de diagnostics techniques comprend notamment le DPE et l’état des risques et pollutions, établi à partir de Géorisques, le service du ministère de la Transition écologique qui recense les risques connus à l’adresse du bien. Pour un bien proche du canal, cette consultation mérite une attention particulière. L’ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) informent gratuitement locataires, bailleurs et acquéreurs ; France Rénov oriente vers les aides à la rénovation énergétique.
Ce que l’évolution récente change
Le doublement du nombre de ventes sur la dernière année traduit un marché plus actif, et fournit davantage de ventes récentes auxquelles comparer un prix demandé. Pour un acheteur, c’est l’occasion de s’appuyer sur des références réelles plutôt que sur les seuls prix affichés ; pour un vendeur, un prix proche de la médiane de 724 € le mètre carré et un DPE connu à l’avance restent les meilleurs arguments. La dernière vente enregistrée datant du 8 septembre 2025, les ventes plus récentes ne figurent pas encore dans ces chiffres.