Pourquoi le chiffre doit être lu avec prudence
L'indicateur (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin, charges comprises, non meublé) est calculé pour une maison type de 92 m², à partir de 741 annonces de maisons dans la commune. Pour les appartements malouins, le loyer au m² baisse nettement avec la taille : 15,7 €/m² pour un une ou deux pièces, 12,5 €/m² pour un trois pièces et plus. Une grande maison suit probablement la même pente, si bien que 1 870 € pour 150 m² constitue plutôt un plafond qu'une estimation centrale.
Entre les bornes de l'intervalle de prédiction à 95 % (9,5 et 16,3 €/m²), une maison de 150 m² se louerait environ 1 430 à 2 450 € par mois. Une vue sur la mer, une piscine ou un grand terrain peuvent placer un bien au-dessus de cette plage ; un DPE médiocre ou un chauffage coûteux, en dessous.
Rapporté au prix de vente médian des maisons de 120 m² et plus (4 500 €/m², DVF, juillet 2020 à décembre 2024), ce loyer correspond à un rendement brut d'environ 3,3 % par an, dont il faut encore retirer les charges, la taxe foncière et les semaines sans locataire.
Location à l'année ou à la semaine : deux régimes
Une villa louée comme résidence principale du locataire relève de la loi du 6 juillet 1989 : bail de trois ans en location vide avec un bailleur particulier, dépôt de garantie d'un mois hors charges au maximum, étiquette énergétique au moins F pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025.
Louée à la semaine en meublé de tourisme, hors résidence principale du propriétaire, elle exige à Saint-Malo une autorisation de changement d'usage du maire, valable trois ans. Le secteur littoral en compte 920 au plus depuis avril 2025 ; une fois le plafond atteint, les demandes vont sur liste d'attente. Une résidence principale peut être louée aux touristes sans cette autorisation, dans la limite annuelle de 120 jours, que la commune peut abaisser.
Piscine, jardin, dépendances : les obligations du bailleur
Une piscine enterrée non close privative doit être équipée d'un dispositif de sécurité normalisé : barrière, couverture, abri ou alarme. Le propriétaire qui loue en reste responsable. L'entretien courant de la piscine et du jardin peut incomber au locataire d'un bail à l'année, mais le contrat et l'état des lieux doivent décrire précisément les équipements et leur état.
L'état des risques, obligatoire à la location, signale une éventuelle exposition à la submersion marine : un point à vérifier pour toute maison proche du rivage.
