Pourquoi ce chiffre est un plafond
L'indicateur de 10,8 €/m² est calculé sur 2 012 annonces de maisons de toutes tailles, dans un intervalle de prédiction de 8,4 à 14,1 €/m². Or le prix au m² baisse avec la surface : à la vente, les maisons de 120 m² ou plus se sont négociées environ 3 % moins cher au m² que l'ensemble des maisons brestoises (DVF). Appliqué tel quel à une grande maison, l'indicateur tend donc à surestimer le loyer. Les grandes maisons à louer étant peu nombreuses, chaque annonce se compare d'abord à ses rares voisines.
Budgets indicatifs
Pour 120 m², l'indicateur donne environ 1 300 € par mois charges comprises ; pour 135 m², la surface médiane des maisons de 120 m² ou plus vendues à Brest, environ 1 460 €, dans un intervalle d'environ 1 130 à 1 900 € ; pour 160 m², environ 1 740 €. Une vue sur la rade, un grand jardin, un garage double ou une rénovation énergétique récente justifient le haut de l'intervalle ; une maison ancienne coûteuse à chauffer, le bas. Pour le bailleur, douze mois au loyer indicatif représentent environ 5,8 % du prix médian au m² des grandes maisons vendues (2 244 €/m²), un maximum avant charges, taxe foncière et vacance.
Surface habitable : l'erreur coûte cher sur une grande maison
Le bail doit mentionner la surface habitable. Si elle se révèle inférieure de plus d'un vingtième à celle indiquée, le locataire peut obtenir une baisse de loyer proportionnelle (loi du 6 juillet 1989, article 3-1). Sur une grande maison, garage, sous-sol, combles non aménagés, véranda, terrasses et parties de moins de 1,80 mètre de hauteur n'entrent pas dans la surface habitable : une annonce qui les additionne peut afficher plusieurs dizaines de mètres carrés de trop.
Énergie et entretien
Sur 135 m² ou plus, le chauffage pèse lourd et s'ajoute au loyer : l'estimation des dépenses annuelles d'énergie, obligatoire dans l'annonce, compte autant que le loyer. Une maison classée G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; les logements F suivront en 2028 et les E en 2034. L'entretien courant d'un grand jardin revient au locataire, les travaux lourds au bailleur : précisez-le dans l'état des lieux. L'ANIL et le réseau des ADIL (anil.org) renseignent gratuitement sur ces règles.
